Reportage sur Dany Boon "Ces gens, je les aime bien"
(Christian Fromm)


Pour Dany Boon, le show-bizz n'est pas la jungle que l'on pense. Il y compte beaucoup d'amis et semble prendre beaucoup de plaisir à son métier... L'essentiel du public de Dany Boon se cantonne parmi les adolescents. Cela s'est remarqué dans l'occupation des fauteuils de la salle des Fêtes de Saint-Louis mais également lors de la séance de dédicaces que l'artiste a vécu, assailli par une meute de fans issus des jeunes générations. Ce n'est qu'après le départ de la dernière groupie que le comique, toujours frais et dispos, a tourné son regard vers la presse.

C.F. : Depuis combien de temps exercez-vous ce métier ?

Dany Boon : Je ne fais que ça depuis trois ans et demi. Et à 17 ans déjà, j'animais des spectacles de rues, des mimes, des trucs comme çà...

C.F. : Que faisiez-vous donc avant d'être artiste ?

Dany Boon : Je posséde une formation de dessinateur, après avoir suivi les cours d'une école d'arts graphiques. Avant donc, je collaborais à une bande dessinée en Belgique.

C.F. : Vos mimiques, attitudes et changements permanents de voix, lorsque vous êtes sur scène, sont-elles un peu puisées à la BD ?

Dany Boon : Je ne crois pas. Vous savez, les mimiques, tout comme les intonations de voix sont liées à des sentiments que je suis obligé d'exprimer dans mes gags...

C.F. : Qui vous a mis le pied à l'étrier ?

Dany Boon : Je dois principalement mon entrée dans la carrière à Patrick Sébastien qui m'a énormément aidé sur le plan médiatique en m'invitant dans ses émissions. Sylvie Joly et Michel Boujenah également, m'ont apporté leur soutien.

C.F. : Pourquoi avoir choisi ce pseudo de Dany Boon ?

Dany Boon : En fait, je me prénomme vraiment Daniel. Comme les copains m'avaient surnommé Daniel Boone en référence au trappeur de l'Ouest américain ainsi nommé et qui a vraiment existé, j'ai choisi de garder ce nom. Voilà...

C.F. : Tous ces gens que vous caricaturez durant votre spectacle, le jogger, le fou de body-building, le militaire traumatisé, vous les haïssez vraiment ?

Dany Boon : Pensez-vous ! Ce sont des portraits de gens simples, que j'ai observés autour de moi, mais que j'aime bien au contraire. Assez pour m'amuser à leurs dépens.

C.F. : L'autre soir, dans L'appel de la couette chez Nagui, vous avez prétendu avoir récemment tourné dans un film. C'était du sérieux ?

Dany Boon (regard amusé) : Mais oui que c'était vrai; sauf que je n'y joue aucune scène érotique dans un placard, comme je l'ai prétendu à Nagui. Ce film s'intitule Le déménagement. C'est la première comédie d'un jeune réalisateur nommé Olivier Daurand. Dans la distribution, il y a notamment Dieudonné et François Cluzet. Moi-même, j'y incarne un personnage tout à fait sérieux qui n'a vraiment rien de comique. Vous verrez bien, le film devrait sortir sur les écrans courant février prochain.

La suite de l'entretien se diluera dans les chemins de traverse. Le temps d'apprendre que Dany Boon n'est plus un coeur à prendre (dur pour les fans du beau sexe), que l'artiste est las de la vie parisienne et qu'il aimerait bien déménager vers la campagne. Peut-être chez lui, dans le Nord qui l'a vu grandir et lui a offert les premières salles de son début de carrière. La campagne me manque a-t-il avoué. L'Alsace, bien sûr, il apprécie. Pas essentiellement la choucroute, non, plutôt le Riesling, le Muscat et les Vendanges Tardives...



© Les Productions Du Chicon 2007 - Dernière mise à jour le 31 décembre 2007
Toute Reproduction Interdite