"En trois ans, nous ne sommes jamais disputés"
par Séverine SEVRAT
pour GALA

Elle demande à ce que ses cheveux soient bouclés, « comme mon mari aime », pose ses mains sur ventre pour communiquer avec l’enfant qu’elle attend. Lui, propose un verre à boire, s’applique à la faire rire, séduisant, assurément gentil. Plongée dans une intimité harmonieuse avec Dany BOON et sa femme Yaël, enceinte de sept mois.

GALA : Comment vous-êtes-vous connus ?

Dany Boon : C’était en 2002 dans une boîte de jazz à MEGEVE. Le patron m’a invité dans son carré VIP, mais j’avais flashé sur Yaël, qui était au bar, et je n’avais qu’une envie, sortir de ce fichu carré et l’aborder. Quand on est connu, beaucoup de filles vous draguent lourdement. Yaël, elle, était plutôt farouche. Il m’a fallu la conquérir.

Yaël : Aujourd’hui on s’aime tellement, que, en quelque sorte, c’est comme si on ne s’était pas rencontrés mais retrouvés

GALA : Vous formez un couple fusionnel ?

Dany Boon : Oui et non. On fait tout ensemble. Yaël m’a aidé à choisir des textes, à créer la chorégraphie de mon dernier spectacle. Elle m’accompagne même dans mes rendez vous avec des réalisateurs. Mais nous ne nous fermons pas au monde, comme c’est parfois le cas dans la fusion.

GALA : N’est ce pas un peu délicat de travailler avec sa femme ?

Dany Boon : Le travail fait partie de ma personnalité. J’aime la sensibilité de Yaël, elle est très intuitive.

GALA : Yaël, vous ne préfèreriez pas avoir une carrière à vous ?

Yaël : Non. Nous avons trouvé une sorte d’équilibre et mon mari me permet de toucher à tout. C’est parfait.

GALA : Combien d’enfants voulez-vous ?

Dany Boon : Un pour chaque sein de Yaël, à priori (rires). J’en ai déjà deux de deux femmes précédentes -l’aîné a sept ans et le plus jeune (né de son union avec Judith GODRECHE, ndlr) cinq ans-, je n’ai plus qu’à continuer sur ma lancée…

GALA : Trois enfants de trois mères différentes, vous êtes un vrai Barbe-Bleue !

Dany Boon : (Il rit). Oui je suis un peu l’Eddie BARCLAY de la reproduction. Yaël et moi, on est le type même de la famille recomposée où ça se passe à merveille. Les enfants l’adorent et inversement.

Yaël : A tel point que les enfants de Dany voulaient m’appeler « Maman ». J’ai dû remettre les choses à leur place pour qu’il n’y ait pas de confusion des rôles.

Dany Boon : Ils sont très contents d’avoir un petit frère. Aïe, je voulais garder le secret… eh bien, c’est dit : nous attendons un garçon et j’ai hâte de le connaître.

GALA : Yaël a vingt cinq ans et vous trente huit, ressentez vous la différence d’âge ?

Dany Boon: La conception de l’enfant n’a pas été simple. Je ne suis plus si en forme que ça !

Yaël: J’ai toujours eu des amis plus âgés que moi, donc ce n’est pas un problème.

GALA: On dit souvent que, en privé, les comiques sont de grands angoissées. Et vous ?

Dany Boon: Je me pose des questions, c’est tout. Il y a cinq ans, quand j’ai entamé une psychanalyse, j’allais consulter cinq fois par semaine. Après, j’ai ralenti le rythme. Il y a un an, quand ma psy m’a annoncée que mon analyse était terminée, je n’ai pas réussi à la quitter. Je continue à la voir une fois par mois. Cela concourt vraiment à mon équilibre.

Yaël: Je ne trouve pas Dany sombre, il est même drôle…sans en faire trop.

GALA: Avez-vous les mêmes idées sur l’éducation des enfants ?

Yaël: Dany est plus cool que moi.

Dany Boon: Il est vrai que si par miracle, j’arrive à avoir de l’autorité, ça ne dure jamais très longtemps. Cependant, nous sommes d’accord sur l’essentiel.

GALA: Des disputes sur le prénom du bébé ?

Dany Boon: Ah, vous ne m’aurez pas sur le coup du prénom, je ne vous le donnerai pas ! Mais je vais vous répondre : non, nous ne nous sommes pas disputés pour la raison que nous ne nous disputons jamais. Et d’ailleurs, c’est bien la première fois que ça m’arrive avec une femme !

Yaël: Et pour moi aussi ! Dan’ m’apporte une famille, un univers. Notre enfant s’apprête à renforcer les liens qui nous unissent. Je trouve notre histoire magnifique.

GALA: D’autant que, professionnellement, Dany, vous êtes en plein épanouissement…

Dany Boon: C’est vrai. J’ai vendu 400000 exemplaires du DVD de mon spectacle, je refais l’Olympia en 2006, j’ai dû rajouter des dates pour ma pièce de théâtre "La vie de chantier", l’accueil du film dans lequel je joue, "Joyeux Noël", a été excellent. Je suis au top, alors c’est bien simple, il ne me reste plus qu’à dégringoler (rires) !

GALA: Plus sérieusement, que vous inspire cette réussite ?

Dany Boon: Je me dis que Yaël me porte chance.



© Les Productions Du Chicon 2007 - Dernière mise à jour le 31 décembre 2007
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